jeudi 19 novembre 2009

DJ Bootsie – Holidays in the Shade (BBE Records)



DJ Bootsie – Holidays in the Shade (BBE Records)

Genre : Hip-hop, Scratch, Electro, Jazz

Sortie : 14 décembre

De temps à autre, je découvre des perles. Des mecs qui défoncent, dont je n’avais jamais entendu parler. Dans les cas là, il reste à remercier ceux qui les font remonter à la surface. En l’occurrence, merci au très bon label BBE Records (et pas BEE Records…) pour nous faire goûter au talent de cet artiste hongrois.

Et de temps à autre, je me dis vraiment qu’il y a des mecs qui gagnent à être connus. Ici, c’est le cas. DJ Bootsie m’a ensorcelé, bien que je n’en connaisse pas grand-chose. Enfin, ce qui traine sur MySpace en fait. Je n’irai pas jusqu’à dire que le DJ est un vieux de la vieille, mais disons qu’il semble avoir trainé ses guêtres dans pas mal d’endroits, de projets, de concours. Vainqueur du DMC hongrois en 96 avec ses deux potes DJ Quick and DJ Luigi, DJ sur l’album « Shallow and Profound » de Yonderboi, membre fondateur du groupe Zagar, beatmaker et créateur de musiques de films, en 2004 il sort (enfin !) un premier album solo intitulé « The Silent Partner ».

On comprend aisément pourquoi ce jeu de mot, lui qui est toujours resté, jusqu’en 2004, dans l’ombre. L’album est (apparemment) résolument tourné vers des productions hip-hop. Et il faudra attendre plus de quatre ans pour que DJ Bootsie se livre et se dévoile enfin avec un album, « Holidays in the Shade », moins conventionnel, plus fouillé. Même si le hip-hop semble conserver une place dominante, on sent beaucoup d’influences à travers les titres disponibles, jazz et électro majoritairement. Comme (apparemment, encore une fois) sur le récent « Presentiment EP », annonciateur du LP qui arrive.

On sent d’ailleurs que Bootsie est de la vieille école. Ce qui m’a frappé, c’est la ressemblance avec des producteurs de génies, Shadow et RJD2 notamment. Encore une fois flatteuse, la comparaison est pourtant bien légitime, comme sur l’énormissime « Sword Removed », voire sur la plus énigmatique « Across The Opium Den ».

Bref, je vous encourage à aller jeter une oreille sur le MySpace, qui regorge de belles surprises pour tout amateur de productions décalées.

Neska

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mercredi 18 novembre 2009

Warp20 – Unheard (Warp)



Warp20 – Unheard (Warp)

Genre : Multiples

Sortie : 23 novembre

Voici un billet très synthétique pour vous prévenir, à quelques jours près, de la sortie de la compilation « Unheard » de chez Warp. Après le cd de premier choix « Chosen » et la récréation « Recreated », voici donc un nouveau cadeau.

Comme l’indique son nom, la galette ne contient que des inédits de vos artistes Warpiens préférés : Boards of Canada, Autechre, Clark, Plaid, Elecktroids, Flying Lotus, Nightmares on Wax, Broadcast et Seefeel.

Sachez aussi que Warp propose encore la fameuse ‘Box Set’ qui comprend pleiiinnnn de cadeaux. Enjoy !

Neska

mardi 10 novembre 2009

Bibio – The Apple and The Tooth (Warp)



Bibio – The Apple and The Tooth (Warp)

Genre : Pop, Folk, Electro, Remixs

Sortie : 16 novembre

Warp ne se trompe jamais. Il y a quelques mois, je vous présentais Bibio, nouvelle signature du label aux mille artistes contemporains, qui sortait alors « Ambivalence Avenue » en juin. Warp, en sa qualité de défricheur de talents, m’épatera toujours pour son côté ‘visionnaire’. Et c’est encore une fois le cas.

Toutefois, il faut vite donner le ton de ce nouvel album qui à mes yeux, n’en est pas réellement un. En tout et pour tout, on trouve quatre nouvelles pistes de Bibio. Point à la ligne. Le reste de la galette est composé de remix réalisés par plusieurs artistes. Pour ceux dont le soufflet n’est pas retombé après « Totems Flare », vous retrouverez donc Clark aux manettes, mais aussi des artistes plus ou moins connus comme Letherette, Lone, Keaver & Brause ou encore The Gentleman Losers. Bref, une myriade de talents pour électriser ce disque.

Autant ce que j’avais entendu d’Ambivalence Avenue m’avait réellement séduit, autant ici (et je vais en faire gueuler plus d’un), je suis légèrement déçu de ce que j’ai pu entendre de certaines créations originales signées Bibio. L’album démarre doucement, avec « The Apple and The Tooth » justement, savamment dosée, gentiment pop-folk, excusez moi du peu mais sans réelle saveur. Dommage. Mais Stephen Wilkinson va se rattraper par la suite. « Rotten Rudd » est sur la même longueur d’onde, mais la première claque est administrée avec « Bones and Skulls », qui tranche complètement avec les deux premières pistes. Ca y est, enfin, on est enfoncé dans un canapé-masseur-chauffant-sans-fond, on est bien. La musique est lancinante, votre grand-mère a préparé des lasagnes et rien ne peut désormais vous perturber. Tout est beau, original, relativement calme, moins pop-folk, plus ‘Bibio qui vient de signer chez Warp’. Mais ce n’est que le début d’une longue descente.

D’ailleurs, la continuité logique et parfaite de cette musique s’appelle « Steal The Lamp ». Un petit bijou, pour nous qui sommes déjà plongé dans les méandres du canapé. Mais Bibio s’énerve sur sa dernière piste. Le rythme s’accélère progressivement, augmente, mute, se déforme et vient finalement nous éclater un coup de boule dans la gueule. Bibio n’est plus. Il s’est transformé en une sorte d’Autechre, qui aurait tout de même pris un calmant. Pendant un court moment, le producteur s’acharne sur sa machine, il défonce violement les potards. Le canapé n’a plus rien de moelleux.

C’est ici donc que s’arrête, en théorie, ce nouvel album de Bibio. Dommage, je commençais à baver. Et si l’idée d’accuser Warp de mercantilisme m’a effectivement traversé l’esprit, je n’en pense plus rien. Le premier à seconder Bibio dans cet exercice n’est autre que le demi-dieu Clark. La transition est belle, on aurait pu s’y attendre, comme sur cet exercice de style syncopé mais tellement significatif du producteur sur ce remix de « S’Vive ». Puis suivent les autres artistes qui ont bien voulu prêter leurs talents.

Non-exhaustivement : Lone défonce le disque avec son remix de « All the Flowers », Eskmo s’illustre dans un électro qui flirte parfois avec le grime sur « Dwrcan », mais il y a encore The Gentleman Losers, avec un remix de « Haikuesque » qui flotte dans les nuages. Je finirai avec la dernière piste du disque, un remix de Bibio par Bibio sur « The Palm of Your Wave ». Magnifique, fouillée, profonde, mystérieuse. A l’image du disque finalement.

Neska

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jeudi 5 novembre 2009

Chapelier Fou – Scandale ! (Ici d’ailleurs)



Chapelier Fou – Scandale ! (Ici d’ailleurs)

Genre : Electro, Pop, Electroacoustique

Sortie : disponible

Je suis un passé à travers cette annonce, simplement parce que je pensais que cet EP ne serait disponible qu’à partir du 9 novembre. Apparemment, je me suis trompé ! Raison pour laquelle je vous en parle quand même. De toute manière, je ne pouvais passer à côté de cette sortie, certainement par chauvinisme, puisque le Chapelier Fou est un petit lorrain… comme moi !

Je passerai sur la présentation du monsieur, déjà réalisée (par le défunt blogueur Wony !) lors de l’annonce de son premier EP, « Darling, darling, darling… », en octobre 2008. Le EP « Scandale ! » de sept titres est donc déjà disponible (sur CD1D.com notamment), bien qu’il ne soit pas en ma possession. Mais bon, on peut s’attendre aux choses suivantes.

Un environnement relativement calme, délicatement saupoudré à l’électronique latente ; une musique riche en sonorités collées, rattachées et raccommodées. Chapelier Fou est un maitre de l’exigence quand il allie si bien musique électronique et instruments acoustiques. Mais c’est aussi un artisan du sample, de leurs ajustements, peut-être bien un conteur d’histoires qui donne lieu à des rencontres uniques.

On admire les notes du chapelier. A tout moment. En revanche, même si c’est souvent le cas, il est beaucoup plus agréable de le voir jouer en live, mettre à mal ses machines, triturer ses instruments. Chapelier Fou est bel et bien un homme à suivre. Et si je dis ça, croyez-moi, ce n’est pas par chauvinisme.

Neska

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mardi 3 novembre 2009

Ben Sharpa – B. Sharpa (Jarring Effects)



Ben Sharpa – B. Sharpa (Jarring Effects)

Genre : Rap, Electronique, Grime

Sortie : 9 novembre

On continue dans la série des « j’en ai déjà parlé avant ». Cette fois-ci c’est avec Ben Sharpa, rappeur sud-africain, qui avait donc déjà sorti un premier maxi vinyle intitulé « The Sharpaganda Theory Lesson # 1 » fin 2008.

Ce premier essai avait été très bien reçu par tout le monde, du fait qu’il avait aussi suscité une grosse attente dans la communauté hip-hop-électronique. Cette fin d’année 2009 marque donc l’arrivée en grandes pompes de Ben Sharpa, avec un véritable album cette fois-ci.

Encore une fois, on a peu de chances de se tromper en achetant ce « B. Sharpa », peu de chances d’être déçu. Ben envoie du lourd. C’est ‘grimé’ à souhait, crade et un brin sombre. D’ailleurs, le MC s’est entouré de quelques noms qui font office d’assurance qualité pour ses prods. Je pense notamment à l’excellentissime Sibot, qu’on a déjà retrouvé sur le coffret trois disques « Cape Town Beats » (où Ben Sharpa officiait également d'ailleurs), ou encore à Milanese et D Planet.

MySpace est le meilleur endroit pour se faire un aperçu de ce que vaut le bonhomme au micro, sur ces productions acidulées à l’électronique. C’est turbulent, la musique sort des sentiers battus, on accroche facilement. Et puis c’est tout.

Neska

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Omar Rodriguez-Lopez – Xenophanes (Gold Standard Labs)



Omar Rodriguez-Lopez – Xenophanes (Gold Standard Labs)

Genre : Expérimental, Psychédélique, Noise

Sortie : 24 novembre

Adiktblog persévère. Je m’en suis rendu compte parce qu’aujourd’hui, je vous parle du nouvel album d’un artiste dont j’avais déjà annoncé la précédente sortie, en janvier dernier. Bref, je suis content, d’autant plus que c’est Omar Rodriguez-Lopez (ORL), l’ex-Mars Volta, qui revient déposer une galette dans les bacs fin novembre.

Je suis surtout heureux car je ne vous referai pas le couplet sur le bonhomme. Je vais m’attarder sur la musique, notamment la claque administrée par le dernier « Old Money », en l’occurrence. Toutefois, je commence par attirer votre attention sur la pochette de l’album, qui a 99,99% d’être à l’image de ce futur « Xenophanes » : psychédélique.

ORL, c’est avant tout de la guitare, omniprésente sur la quasi-totalité de ses morceaux. C’est aussi un roi des machines, philosophe de la musique. Le mot choisi n’est pas anodin, puisque ‘Xenophanes’ était un philosophe grec, poète, ‘sociologue’ de son époque et critique avant-gardiste de la religion. Le must : cet album raconte l’histoire complètement loufoque d’une femme qui aima un homme, mort juste après leur rencontre. Le ton est donné.

Pour revenir sur le précédent Old Money, et ce à quoi vous devez vous attendre, préparez vous à entrer dans un monde où la musicalité prend ses formes originelles au sein des larsens et des hurlements de guitares criardes. ORL nous tiraille entre bastions électroniques inconnus et forteresses sonores, ubuesques, imprenables. L’abstrait n’est pas forcément source de confusion. On se perd souvent dans les méandres d’une musique qui croule légèrement sous son propre poids, mais bizarrement, un son, un ‘gimmick sonore’ en ressort pour nous crier qu’il est vivant.

C’est parfois passionnant, tant ORL joue avec nos nerfs. Je pense à la magnifique « Private Fortunes », temple de la sidération. Une citadelle qui s’étire progressivement vers le ciel, sans jamais toucher les nuages. On attend avec une ferveur débordante le moment où, enfin, la musique va nous bastonner les tympans, après cette attente interminable, qui finalement termine en nous laissant rêveur, spectateur d’une suite qui n’arrivera jamais. J’ai l’estomac qui brûle, les nerfs qui lâchent en réécoutant cette parade musicale.

Amoureux des batteries, des guitares électriques, des hurlements barbares ou des machines dont même les boutons qui ne servent jamais sont triturés jusqu’à plus soif : cet album est fait pour vous. Attention, cette musique, ce n’est pas du n’importe quoi foutu n’importe comment. C’est crade, mais propre dans la construction. Mais en tout cas, incomparable avec tout le reste.

Neska

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lundi 26 octobre 2009

Kid Koala – The Slew – 100% (Ninja Tune)



Kid Koala – The Slew – 100% (Ninja Tune)

Genre : Mix, Electro, Rock

Sortie : 9 novembre

En voila, une bonne nouvelle, même si elle n’est pas vraiment étonnante pour ceux qui suivent l’actualité du bouillonnant Kid Koala. En marge de ses sorties solos, le fabuleux DJ traine parfois ses guêtres avec quelques-uns de ses amis musiciens. On le savait déjà amouraché avec Dan The Automator pour ne citer que lui.

Cette fois-ci, c’est avec quelques potes plus étonnants, musicalement parlant, que Kid Ko vient nous fracasser les oreilles. Le projet, datant d’il y a quelques années déjà, a été mis sur pied avec Dynomite D et l’excellent groupe Wolfmother. Initialement, la musique avait été créée pour un film-documentaire qui n’a d’ailleurs jamais vu le jour.

Tant pis pour eux, tant mieux pour nous. Et c’est vraiment tant mieux, parce que l’album est même disponible gratuitement en téléchargement, avant d’être balancé dans les bacs. La promo du 21ème siècle en quelques sortes…

Je n’ai pas encore écouté l’album, mais disons que ca ne va pas tarder. Enjoy à tous.

Neska

Lien :
- MySpace Kid Koala
- Téléchargement de l’album

vendredi 16 octobre 2009

Bonobo – Andreya Triana (Ninja Tune)



Bonobo – Andreya Triana (Ninja Tune)

Genre : Electronique, Ambiant, Soul, Divers

Sortie : 19 octobre – mars 2010

Aujourd’hui c’est une annonce un peu spéciale puisqu’elle mêle des informations à la fois incertaines, un brin confuses, lointaines, proches et mélangées. Certains salivent déjà en voyant le nom Bonobo apparaître en haut de cette news. Encore un peu de patience, puisque le premier single de l’album à venir (en mars 2010…) sort le 19 octobre.

Enfin ce n’est pas tout à fait un single en fait, plutôt un cinq titres un peu spécial. D’une, le titre phare, « The Keeper », est à mettre au crédit du magique Bonobo et de la merveilleuse Andreya Triana, à la voix d’ange. Un mix d’électronique calme et envoûtante, sur-apaisé par la douce voix d’Andreya – une chanteuse qui vient de signer chez Ninja Tune, grâce à Bonobo, et dont l’album devrait également sortir aux alentours de mars 2010.

Tout ça pour dire qu’il faudra prendre son mal en patience. J’ai un peu de mal à comprendre la démarche, et le fait que si peu d’informations fiables circulent au sujet de ces deux disques donc.

Délectez vous d’avance, ce cinq titres vaut vraiment le coup. Outre une version « radio edit » et la version album du titre « The Keeper », on y trouve un remix bien drum n' bass de Redeyes, un autre plus 'profond' de Grasscut Bitter Peace et enfin, une version instrumentale.

Et pour vous faire une idée, rien de mieux que de jeter un œil au clip, déjà disponible, ci-dessous. Enjoy.

Neska

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- Site Officiel de Bonobo

mercredi 14 octobre 2009

Sole & The Skyrider Band – Plastique (Anticon)



Sole & The Skyrider Band – Plastique (Fake Four Inc.)

Genre : Hip-hop, Rock, Electronique

Sortie : 13 octobre

Ô rage, ô désespoir. D’une, je galère grave à libérer du temps pour pondre des news. De deux, Sole reviens me tabasser les oreilles. Magnificence.

Multiple. Puisque Sole n’arrive pas seul, mais avec ses potes : la bande des cavaliers du ciel, dans la langue de Molière. Alors forcément, je suis super excité, puisque l’album est sorti en début de semaine. En transe. Puisque le premier opus m’avait littéralement retourné le cerveau, bousillé les oreilles, déchiré les sphincters.

Pressé. Je le suis tellement d’écrire cette news, que je n’ai d’ailleurs même pas pris le temps d’écouter les quelques musiques qui doivent déjà être disponibles sur le web. Alors je me contente de finir cette news bien avare en informations pour vous laisser, vous qui revenez régulièrement sur ces pages pour y trouver un peu d’exode musicale.

Heureux. Carrément, puisque ce « Plastique » est mon prochain achat. Anxieux. D’être déçu de ce futur album, tant le premier m’a ravi. Impatient. De revoir Sole et ses potes en live.

Empressé. De publier et de filer écouter les nouveautés. Avide. De pouvoir continuer à faire des news.

Comblé.

Neska

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mercredi 30 septembre 2009

Pierce Warnecke - The Electronic Heart (BEE Records)



Pierce Warnecke - The Electronic Heart (BEE Records)

Genre : Electro, IDM

Sortie : 7 octobre

Voici un nouveau venu, découvert par l’intermédiaire de BEE Records. Une bien jolie découverte, convergence entre deux mondes plutôt proches, l’IDM et la pure électro. D’emblée - et vous allez voir que ce n’est pas un hasard -, je le rapproche de Noone et surtout de NTH Synthesis.

Pour ce premier maxi solo de six pistes, que j’ai déjà eu la chance et l’honneur d’écouter, le numérique est maitre mot. Dans tout : les sonorités, l’ambivalence évidente entre l’IDM et l’électro, les spasmes, les montées d’adrénaline…

En fait, pour revenir aux deux groupes cités plus haut, je dirais que l’américain Pierce Warnecke puise dans les sonorités intelligentes et dansantes de Noone. En ce qui concerne NTH Synthesis, dont il est l’une des moitiés, il en a repris la précision chirurgicale, le côté électro parfois minimaliste, l’univers électronica envoûtant.

Bref, c’est un mélange des genres appréciable. Encore une fois, pas le genre de musique que tu passes en soirée pour amuser la galerie. C’est plutôt la musique du soir, celle que tu mets avant de dormir, légèrement trop forte, en pensant à d’autres horizons. Celle qui te fait planer en te demandant ce que tu fous sur cette terre. Philanthropique IDM, quand tu nous tiens…

NB : Ci-dessous, une vidéo, sorte de teaser de l’album, dans un genre très abstrait, qui je pense a été réalisée par Pierce lui-même.

Neska

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Heart Cuts from Pierce Warnecke on Vimeo