jeudi 4 février 2010

Bernard Dolan – Fallen House, Sunken City (Strange Famous Records)



Bernard Dolan – Fallen House, Sunken City (Strange Famous Records)

Genre : Hip-hop, Experimental

Sortie : 2 mars

Voici une courte brève pour vous annoncer la sortie officielle de « Fallen House, Sunken City », le nouvel opus de Barnard Dolan, l’acolyte de toujours du grand Sage Francis. Effectivement, la date de sortie était à l’origine prévue pour août/septembre dernier.

Elle a finalement été reportée pour des raisons inconnues à la date du 2 mars 2010. Je vous renvoie donc vers la news que j’avais fait à l’époque. Les productions de l’album sont bel et bien réalisées intégralement par Alias, et la première musique (« Fifty ways to bleed your customer », en écoute sur MySpace) semble témoigner que l’album sera bien rap plutôt que slam, comme le précédent essai de B. Dolan.

Ci-dessous, le teaser vidéo de l’album.

Neska

Lien :
- MySpace

vendredi 29 janvier 2010

R-Zatz – Vagina Rush (Jarring Effects)


R-Zatz – Vagina Rush (Jarring Effects)

Sortie : 22 février

Genre : Abstrakt Hip Hop, Downtempo

R-Zatz s’était déjà bien fait remarquée lors de la sortie de son précédent disque “Will we cross the line ?” en 2007. Bien que non exempt de quelques défauts, l’approche très sombre et la sensibilité de son abstrakt hip hop en apesanteur laissait présager un futur intéressant pour la miss.

Ingénieur son du label Jarring Effects, R-Zatz à déjà collaboré avec différents artistes tels que Aku-Fen (High Tone) ou Fisto de La 5ème Kolonne.

Cette fois ci, c’est au cours du festival maison Riddim Collision ’09 que R-Zatz a pu rencontrer et travailler avec les MC’s (excusez moi du peu) Ben Sharpa et K-The-I ??? De ces rencontres qui mettent l’eau à la bouche, plusieurs titres de son futur maxi « Vagina Rush » ont vu le jour.

Aux featurings léchés, on peut rajouter que R-Zatz travaille désormais avec un groupe (guitare, batterie, violon et chant). Mélangeons le tout et on risque bien de se retrouver avec une formule détonnante qui devrait supplanter et gommer les quelques défauts de son premier album !

On peut donc espérer beaucoup de ce maxi et du futur de R-Zatz, tout comme de celui du label lyonnais qui nous prouve une nouvelle fois son importance dans le milieu indépendant français.

En attendant je vous conseil vivement de vous rendre sur le myspace ci-dessous où le titre "My Brain Doesn't Work" est en écoute.

Wony

PS : K-The-I ??? et Ben Sharpa accompagnent R-Zatz en live (et inversement). Ils seront en tournée au mois de mars, avec quelques dates intéressantes comme le 11 mars a l’Epicerie Moderne où les Foreign Beggars (!) seront en plus de la partie.

Liens :
- Myspace
- Jarring Effects

derapages_rzatz from Lenfant on Vimeo.

mercredi 27 janvier 2010

Curtis Plum – Call My Cellphone (Strange Famous Records)



Curtis Plum – Call My Cellphone (Strange Famous Records)

Genre : Hip-hop, Etrange…

Sortie : 16 février

Voici un phénomène. Une sorte de bête de foire de la musique hip-hop contemporaine. On a souvent parlé d’une nouvelle scène dans ce milieu, d’un hip-hop souvent qualifié de « abstrakt ». Ici, ce n’est ni abstrakt, ni underground, ni vénère, ni tout-ce-qu’on-veut. C’est tout simplement… bizarre.

Je tenais quand même à faire une news sur ce futur album. Car même si le style risque fortement d’en laisser plus d’un totalement perplexe, voire perdu, le bonhomme à lui seul vaut le détour. Signé sur SFR, après avoir contacté Sage Francis en personne via MySpace, Curtis Plum est comme une frite sur du caviar, une lampée de bière dans un verre de champagne.

Pas question de sortir synthés, MPC et autres outils sophistiqués pour faire de la musique. Pas besoin. Curtis Plum possède un clavier Casio de la première heure, et compte bien s’en servir. Ce que ça donne ? D’étranges sons 8 bits ultra-minimalistes, sur lesquels le MC pose son étrange voix – on dirait qu’elle est pitchée, mais ce n’est pas le cas, elle est simplement bizarre, encore une fois. Seule la musique « Bike Cop » a été réalisée par Reanimator.

Mais rien de ce que je peux écrire ne vous en dira plus. Le mieux, c’est encore d’écouter. Personnellement, je n’achèterai pas l’album, mais je pensais quand même que le monsieur valait le détour. Rien que pour l’hilarante « Lil Wayne Tried to Rape Me ». Ce mec ne rap pas, il s’amuse.

SFR met une musique à télécharger gratuitement sur son site, que vous pouvez aussi télécharger ci-dessous.

Neska

Lien :
- Télécharger « Indi Rocker » de Curtis Plum
- MySpace

mardi 26 janvier 2010

Stalk – A Tale (1/G)



Chronique

Stalk – A Tale (1/G)

Genre : Electro, Dark, Noise, Post-rock

Sortie : mars

J’ai toujours aimé soutenir les démarches indépendantes. Qui plus est quand elles sont de (très) bonnes factures. Récemment, on m’a demandé de jeter une oreille sur un album, autoproduit justement : celui de Stalk, inconnu au bataillon, qui me présente son projet comme de l’ « électro IDM noise bizarre ». Il n’en fallait pas plus pour que je me laisse tenter.

Autant les artistes autoproduits sont très nombreux, autant, il faut bien l’avouer, un sacré paquet ne tiennent pas la route. Avec Stalk, ce n’était pas le cas, et j’en suis le premier ravi. Bref, je me penche sur cet EP, qui s’ouvre laconiquement avec « La Traque » sur une étrange ambiance légère et aérienne. Une guitare électrique emplie l’atmosphère de quelques notes dispatchées, frileuses. Au fur et à mesure, la gratte est accompagnée par des notes de synthé, évasives elles aussi. Deux bonnes minutes d’attente, et le ton est donné. Les dés sont jetés sur un tapis sonore, mêlant électro presque bruitiste et cette guitare électrique qui perdure, se déchire, et pleure en une longue plainte musicale. Le beat est lourd, peut-être pas suffisamment d’ailleurs, et le blâme s’éteint sur ces notes de synthés bien choisies.

Je crève déjà d’impatience d’écouter la suite, qui se dessine avec « The ArthurB.’s Case ». Le commencement est le même, calme, parsemé ça et là de bribes électro-acoustiques, de notes de guitare, de synthé, et de ce beat un rien crade. En réalité, cette ambiance vous serre dans ses bras, vous cajole. Mais là encore, la mélodie devient paradoxale, au sein d’une musique qui se veut brutale mais réconfortante. L’étreinte est rapide, puis se termine lentement dans un improbable fondu.

Je m’attends alors à entrer dans une nouvelle phase du disque. Et « Arnaud » débute calmement, sur quelques notes de synthé. Une horloge tourne, des hallucinations sonores virevoltent autour de cette pesanteur musicale. Longtemps. Et finalement, il faudra attendre plus d’une minute et demie pour que s’abatte le premier coup de la rythmique. Ce troisième titre semble être une transition, un passage à l’étape supérieure. Ici aussi, Stalk joue bien le coup, quand des voix se mettent à murmurer d’incompréhensibles paroles, péniblement. L’ambiance est cinématographique, idéal red bull tonifiant pour rêveries en manque d’imagination. « Arnaud » aurait peut-être mérité une finalité plus mûrie, ou une autre place dans l’album. Mais finalement c’est bien ça : une transition vers « Processed ».

On ouvre le bal avec une nouvelle guitare électrique qui pleure. J’ai du mal à distinguer quelques voix fondues dans la masse de ces lourdes notes. La montée en puissance est lente. La guitare s’enflamme, une fois, puis finie par retomber. Le cycle est reparti à zéro, avant que Stalk ne finisse par re-balancer un riff énorme qui vous pète les tympans. Le beat qui l’accompagne est lent, mais puissant. Chaque note est comme une blessure, une succession de questions. Et comme depuis le début de l’album, c’est lentement et calmement que s’achève « Processed ».

« Satine » ne changera pas de formule. Une douce ascension que l’on sent mourir, et qui finalement prend doucement son envol. Un oiseau qui quitte son nid comme dirait l’autre. Ici, l’atmosphère est organique. Le chemin tracé d’une vie qui s’ignore, se découvre, et s’achève, sur presque sept minutes, avec entre temps ses bas et ses hauts.

C’est alors que débute « A Tale ». A peine le temps de se poser une question que des bruits étranges se superposent déjà : une sorte de conversation entre R2D2 et un astro-droïde. Tout ça, juste avant que le rythme, électro-bits-futuriste, débarque lui aussi. Le climat est enfin défini, la barre est haute, en suspension, comme moi quand j’écoute la musique, qui s’emballe au fil des secondes. Le temps s’étale, jusqu’à ce que la musique s’éparpille. Un cut fatal fait mine de conclure cette lente ascension, mais tout est irréel : j’en reprends une grosse dans la bouche, nappes hargneuses en prime, hurlements des bas fonds jusqu’à l’apaisement général qui signe la fin de ce sublime morceau, probablement le plus énergique de l’album.

Heureusement, les surprises ne s’arrêtent pas là, on les enfile comme des perles. Déboussolé, je ne sais pas vraiment quoi attendre de « Blinding Photons ». Et c’est la voix de Loki Starfish qui débarque, sur une mélodie feutrée, furtive. Elle est timide, volontairement voilée elle aussi. Cette oppressante atmosphère est comme… aveuglante, l’expression est toute trouvée. La fin de l’album est proche, l’heure de savourer « Le M.U.R. ».

Encore, toujours, ces bruits électriques, peut-être, une odeur de spray sur un mur, éventuellement. Et cette guitare, elle aussi, quasi-omniprésente tout au long de cet EP. On avance doucement dans un univers qui aura été, au cours de ces huit titres, clairement à dominance dark, sale, interrogatif. La musique s’éteint déjà, non pas comme elle a commencé, mais violemment, sur une montée en puissance formidable. Qui s’arrête presque brutalement.

Voici une magnifique découverte. Encore une preuve que la renommée ne fait pas le talent. Ceux qui lisent souvent ces lignes savent que les comparaisons ne sont pas franchement ce que je préfère, mais s’il fallait en faire une, j’aurai immédiatement cité Idem. En attendant, je me surprends encore à m’interroger sur ce que j’écoute, en me persuadant que ces délires musicaux n’ont rien d’anormaux. Et puisqu’il faut désormais conclure, voici les dernières informations. L’artwork a été réalisé par Miammiam. Et sachez que l’album sera vendu sur CD1D, La.distro.du.saut, et chez quelques indés comme Vicious Circle. Le tirage est limité, à 300 galettes. Alors, une chose à dire, dépêchez vous.

Stalk m’a gracieusement autorisé à vous proposer une musique en téléchargement. Une autre facette des bénéfices de l’indépendance !

Neska

Liens :
- A Tale, à télécharger gratuitement !!!
- MySpace Stalk
- MySpace Loki Starfish
- La.distro.du.saut
- MySpace Miammiam

mardi 19 janvier 2010

Reverse Engineering - Highly Complex Machinery (Jarring Effects)

Reverse Engineering - Highly Complex Machinery (Jarring Effects)

Genre : Electronique, Electrique, Dark, Hip-hop

Sortie : 8 février

Je vous l’avais déjà affirmé dans quelques chroniques précédentes : 2010 sera un grand cru. Notamment pour les Adikt de l’électro-hip-hop, même si la fin d’année dernière nous avait déjà bien rassasié.

Souvenez-vous, entre autres, de ces quelques claques : Serengeti & Polyphonic avec leur dinosaure « Terradactyl », le très attendu « CrownsDown » de Themselves, le mystérieux « Dialogue » de Thavius Beck, ou même de l’excellent « B. Sharpa » du sud africain Ben Sharpa. Certains vont sauter sur place puisque je n’ai pas intégré à cette courte liste la tuerie électro-hip-hop 2009, « Fluorescent Black », d’Antipop Consortium (APC).

Effectivement, je le gardais pour ma transition avec Reverse Engineering, groupe de 3 électro-helvètes qui s’accorde les services de M. Sayyid, du très respecté groupe APC, justement, sur « Miracle that glows ». On restera d’ailleurs relativement dans le même registre. On ne parle pas ici d’ambiances électro survoltées à vous dresser les cheveux sur la tête. Reverse Engineering privilégie les beats lourds, les ambiances dark, les sonorités industrielles bien crades. En fait, tout ce côté profond qui n’est souvent pas exploité jusqu’à ses confinements les plus ultimes.

Nos trois petits suisses (aucun rapport) défrichent en parallèle la culture ‘sample’, old school, scratch et très filmographique du hip-hop, en laissant un vaste espace à ces textures électriques, presque hypnotiques, de l’électro. Un savant mélange des genres qui leur vaut le qualificatif de laborantins, s’attachant même les services de quasi-inconnues.

Car outre M. Sayyid, l’album sera parsemé des graines vocales de Blu Rum 13 (l’acolyte de DJ Vadim sur le projet One Self, à (re)découvrir d’urgence), mais aussi de la chanteuse Jasmine et de la MC croate Diyala.

Bref, voici qui lance en beauté l’année 2010. Je vous invite également à vous jeter sur la page MySpace du groupe, pour une fois très bien fournie en musiques représentatives de l’esprit du groupe. Et ci-dessous, deux musiques issues du premier album de 2006, « Duck & Cover ».

Neska

Lien :
- MySpace



vendredi 15 janvier 2010

Four Tet – There Is Love In You (Domino)



Four Tet – There Is Love In You (Domino)

Genre : Electronique, Experimental, Jazz, Drums, Dub, Divers

Sortie : 25 janvier

Four Tet a une place de choix dans les colonnes d’Adikt. C’est la troisième fois que je vous parle de lui et de ses compositions. J’aurai d’ailleurs pmu en rajouter, si le temps m’avait été donné. La dernière fois, c’était pour annoncer le « Moth / Wolf club », réalisé avec Burial. La fois d’avant, c’était pour un magnifique album, « NYC », réalisé avec le batteur de génie Steve Reid. Deux opus à posséder absolument.

Cette fois-ci Four Tet, aka Kieran Hebden, revient seul aux commandes de ses machines, le temps d’un LP 9 titres. N’ayant pas écouté ce prochain essai, je ne me pencherai pas sur ce qu’il pourra donner. Vous pouvez d’ailleurs lire une première chronique sur music-story.com.

Four Tet est un musicien qui donne tout à ses machines, comme il l’a souvent fait, avec ce sens aigüe de la minutie, de l’hypnotique et de la construction. Que ce soit dans le hip-hop, l’électro, le jazz ou même la techno. Le bonhomme est surtout connu pour ses furieux remixs, véritables bijoux qui flirtent parfois avec la perfection, égalent souvent les morceaux originaux.

Bref, il serait dommage de passer à côté de cet incontestable talent que possède le jeune anglo-saxon, surdoué des bits, chorégraphe des sens.

Neska

Liens :
- MySpace
- Site officiel

mardi 12 janvier 2010

RJD2 – The Colossus (RJ’s Electrical Connections)



RJD2 – The Colossus (RJ’s Electrical Connections)

Genre : Hip-hop, Abstrakt, Pop, Autres, Divers

Sortie : 19 janvier

J’étais tout heureux quand j’ai su que RJD2, auteur de certains CDs que j’ai probablement écouté un milliard de fois, sortait son quatrième véritable album. Non pas parce que le compositeur manquait d’actualités ces dernières années, mais surtout parce qu’il avait pas mal choqué (déçu ?) dernièrement.

Tout d’abord, il faut remonter un peu le temps, jusqu’en 2002 avec l’exceptionnel « Deadringer », puis en 2004 avec le superbe « Since we last spoke » (on peut même y ajouter l’EP « The Horror »). Deux galettes totalement incontournables pour tout amateur d’abstrakt-hip-hop-électro qui se respecte. En 2007, RJD2 avait donc ‘surpris/choqué’ avec « The third hand », album sur lequel il se risquait au chant et à la composition avec des instruments.

Exit donc les longues séquences de deejaying incomparables, les beats de folies et les mélodies hallucinogènes. RJD2 a pris un virage dans sa carrière à ce moment là, laissant perplexe plus d’un de ses fans. C’est pourquoi ce futur « The Colossus » est attendu avec impatience, bien que peu de détails aient été donnés.

On peut déjà écouter le premier titre, « Games you can win featuring Kenna » sur MySpace, qui prendra donc place dans cette galette de 14 pistes. Au niveau des featurings justement, du lourd, puisqu’on retrouvera ces personnes (que je ne connais pas toutes !) : Phonte Coleman (Little brother), Aaron Livingston, The Catalyst, Illogic et NP.

Dernière info : à l’occasion de cette sortie, RJD2 a officialisé le lancement de son propre label, RJ’s Electrical Connections, sur lequel sort naturellement cet album. En attendant de voir ce que ça donne…

Neska

Liens :
- MySpace
- RJ’s Electrical Connections

lundi 11 janvier 2010

Milkymee - To all the ladies in the place, with style and grace (Tsunami Addiction)



Milkymee - To all the ladies in the place, with style and grace (Tsunami Addiction)

Genre : Folk, Pop

Sortie : 25 janvier

Il y a quelques jours, mon pote Wony annonçait dans ces colonnes le retour tonitruant des deux allumés de dDamage, avec leur prochain album « Aeroplanes ». Jamais je n’aurai cru, à cet instant, que ces fous furieux avaient une sœur bien plus calme qu’eux, et qui - cerise sur le McDo - fait également de la musique. Je m’attendais à un nouvel univers de bourrin, rythmiques endiablées, featuring de dingues et tout le toutim.

Rien. Nada. J’ai récemment découvert que cette sœur en question n’est autre que Milkymee, comme vous l’aurez compris. Je suis tombé des nues, tant l’univers est à des années lumières de celui de ses diaboliques fréros.

Milkymee cultive une pop guillerette et épanouie, bercée à la folk, nourrie au ukulélé et à la gratte sèche. J’éviterai les comparaisons sulfureuses. La demoiselle mijote son un univers enchanteur, propre à elle-même avec des textes parfois amer, sortes de mélancolies bien ajustées.

Le titre « In and out of grace » est déjà une énorme réussite, un succès bien léché grâce à cette mélodie, simple certes, mais furieusement efficace. Si la majorité de l’album résonne de cette tranquillité musicale, certains titres sont plus énergiques, presque country ! Je pense à « Manpower », ou « Snowballing », carrément plus rock quant à lui.

D'autres morceaux sont de vraies berceuses, savamment concoctées, à l’instar de « White wine & sleeping pills », lente complainte magnifiquement orchestrée, langoureuse à souhait. Cet album de 14 pistes est très probablement une des grandes réussites de cette nouvelle année 2010. Idéal pour combler ces dernières longues soirées d’hiver…

Neska

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mercredi 6 janvier 2010

Noone – Maybe The Last (maxi) (BEE Records)



Noone – Maybe The Last (maxi) (BEE Records)

Genre : Electro, IDM

Sortie : 13 janvier

2010 sera électrique. Et l’année commence comme telle, avec une sortie à ne pas manquer pour tout amateur de musique électronique. Je vous parle - pour la seconde fois dans ces colonnes - de Noone, artiste made in France, ayant sorti un album (« Grenadine ») en 2009.

J’avoue qu’à l’époque, j’avais été carrément dithyrambique sur le monsieur. Je m’étais bien entendu procuré l’album par la suite. Malheureusement, j’avais été légèrement déçu par cette ambiance « tout est beau, tout est rose, nous vivons dans un doux rêve animé ». Une sorte de galette réalisée pour un jeu vidéo japonais, qui tranchait avec ce que j’avais pu entendre auparavant, comme la monstrueuse musique « Justice is guilty ».

C’est donc avec une certaine distance que j’ai écouté ce prochain maxi 5 titres, « Maybe the last ». Et c’est avec du galon et des bagages que je peux vous dire que Noone a sacrément mûri pendant ce laps de temps, séparant le dernier album de ce prochain opus.

C’est justement le côté bonbon rose qui a disparu. De mon point de vue, c’est pas plus mal, puisque Noone laisse désormais place au talent, aux machines électriques qui vous éclate le cerveau. Une réelle qualité de machiniste, science de la perversion musicale qui vous tire toujours plus haut, de seconde en seconde.

D’ailleurs, tout commence avec « Fuck the world », premier titre du maxi. On se demande où veux en venir Noone dès les premières secondes. Puis tout s’emballe, d’un coup d’un seul. Et vous voila en train de secouer la tête comme un malade, sur ces kicks gonflés à l’hélium, sur cette basse ténébreuse qui vrombit. Je ne reviendrai pas sur chaque musique de ce maxi, à tendance très (très) électro. La véritable surprise se situe sur « Carnage », qui tranche avec le reste des morceaux.

D’abord, le style est différent, moins électro justement, mais plus dubstep, carrément plus hip-hop même, grâce à K-1000 qui s’essaye, micro en main, au jeu de Noone le temps d’un morceau. L’essai s’avère d’ailleurs plutôt concluant.

Tout ca pour dire que c’est une galette réussie. Espérons simplement que ce ne sera pas la dernière, comme le laisse étrangement supposer le titre du maxi…

Neska

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jeudi 31 décembre 2009

Rétrospective musicale 2009




Comment ne pas finir une belle année musicale… en musique ? C’est ce que nous vous proposons, dans un billet rédigé et médité – pour une fois ! – par les deux créateurs d’Adiktblog.

Avant de vous livrer nos choix favoris dans cette rétrospective 2009 qui n’engage que nous, nous souhaitions avant tout vous faire part de notre plaisir à continuer ce blog qui ma foi, fonctionne pas mal du tout. Vous êtes nombreux à visiter ces pages, à découvrir ou redécouvrir des artistes, à nous laisser vos impressions, à partager vos connaissances, à nous contacter pour parler de vos artistes préférés… Bref, un peu de contact humain dans cette bulle virtuelle qu’est Adiktblog sur le web.

Il faut admettre que cette année 2009 a été chargée en émotions musicales, que ce soit au niveau du hip-hop, de la pop, de la folk, de l’électro, du rock et j’en passe. Vous avez remarqué que nous essayons toujours de ne pas faire trop de catégorisation dans nos billets mais pour le coup, nous avons choisi trois catégories (+ une) pour nous simplifier la vie. Voici donc nos choix pour 2009, ceux qui nous ont marqué, et qui nous ont le plus plu. Nous attendons bien sur vos réactions et vos propres choix en commentaires.

Que la musique règne encore et toujours en 2010 !

Neska & Wony

Top hip hop :

- Antipop Consortium - Fluorescent Black
- Serengeti & Polyphonic - Terradactyl
- Themselves – CrownsDown
- Sept & Lartizan - Le jeu du pendu
- Ben Sharpa - B. Sharpa


Top Electro :

- Clark – Totems Flare
- Phantogram – Eyelid Movies
- Jon Hopkins - Insides
- Falty DL - Love is a liability
- Fuck Buttons - Tarrot Sport


Top Pop folk rock :

- Grizzly Bear - Veckatimest
- Animal Collective - Merryweather post pavillon
- Alela Diane - To be still
- Mansfield TYA - Seule au bout de 23 secondes


Top Label :

- Warp
- BEE Records
- Planet µ
- Ici d'ailleurs
- Jarring Effects