vendredi 18 novembre 2011

Olivier Juprelle – Brûlures au second degré (GFG Entertainment)


Olivier Juprelle – Brûlures au second degré (GFG Entertainment)

Genre : chanson française

Sortie : 16 novembre

« Brûlures au second degré », le nouvel EP d'Olivier Juprelle dévoile cinq titres de bonne chanson française… Avec un petit truc en plus ; une amertume cynique mais gentille, classe sans être pédante ; le tout dans une ambiance du vieux Bruxelles, le sourire triste et les yeux pétillants. Découverte.

Le single du cinq-pistes, « J'ai horreur des voyages » s'impose comme la ballade de l'album. Vu le titre, vous en saisissez l'ironie et c'est bien de ça qu'il parle, d'une ironie fraîche dans l'air salé - sel de peau, pas de mer. Accompagnés d'un cuivre, guitares, percussions et basse on se promène dans les mots d'Olivier et finalement c'est un joli voyage fait de malheurs acidulés et de piques en coton.

Le commentaire de l'album sur son SoundCloud « Brûlures au Second Degré, c’est une série de polaroids musicaux ou d’instantanés sur une Lovelife sinistrée juste avant la Grande Crise économique qui s’annonce et qui va tout nous tsunamiser ». A tout bon, d'ailleurs la première chanson de l'EP est un éclat de cette lovelife en perdition. Avec son refrain anglais (aux presque-allures de The National) et sa douce montée instrumentale « Feeling Solo » nous ouvre l’appétit pour le reste du disque.

« C'est le printemps » est un titre remarquable musicalement pour de la chanson française ; sur base d'une guitare sèche la piste évolue, recouverte de samples spectrales et de textures électroniques, un support tout trouvé pour une chanson d'un érotisme naissant entre soupirs et caresses.
Moins dépouillée et minimaliste que le reste, Olivier nous conte, sur une instru aérienne, avec finesse et dérision la beauté de l'amour perdu dans « Un changrin délicieux », beauté glaçante, mordante mais que l'on entretient pour ne pas la perdre, pour ne pas l'oublier.

L'album se conclut avec « Désormais tout va bien », l'histoire d'un type, de beaucoup, qui ne voient plus leur reflet dans le miroir, les yeux embués. Toujours la même rengaine, celle des oubliés et des perdus, les yeux rouges. Illustrant un épisode de ceux qui continuent à chercher, les yeux qui regardent au loin, c'est beau et rugueux.

Avec « Brûlures au second degré », il s'impose qu'Olivier Juprelle n'a plus rien à nous prouver mais encore beaucoup à nous montrer.

A lire aussi, l'interview d'Olivier Juprelle.

Matt

Liens :
-Site officiel
-Soundcloud

Brûlures au second degré by olivierjuprelle



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